Éditions Premières Lignes

Gnwt. Revue d’égyptologie et d’histoire des civilisations de l’Afrique noire. Volume 2

5.000 Fcfa

Réseau des Enseignants-Chercheurs en Egyptologie et Civilisations d’Afrique noire (RECECAN)

 

Parution : Octobre 2021

GENOUT est un mot féminin pluriel de la langue medou kemet (égyptienne). En français, le mot correspondant est Annales et en anglais Annals. Quoi de plus normal pour servir de support à la connaissance des antiquités et de la civilisation négro-africaine !

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Pour Cheikh Anta Diop :

“aujourd’hui encore, de tous les peuples de la terre, le Nègre d’Afrique noire, seul, peut démontrer de façon exhaustive, l’identité d’essence de sa culture avec celle de l’Egypte pharaonique, à telle enseigne que les deux cultures peuvent servir de systèmes de références réciproques ” (Diop, 1993 : 12).

Cependant, il ne s’agit pas juste de se connaître. Il s’agit de renaître culturellement, au regard de l’œuvre aliénante et déformante de la fameuse mission civilisatrice. L’inexistence d’une tribune d’expression spécialisée, à l’instar d’une revue consacrée à ces questions au Sud du Sahara et domiciliée sur place, interpelle l’expertise en la matière quoiqu’embryonnaire. C’est fort de tout cela que le groupe de Yaoundé, après concertation avec les collègues d’autres pays du continent, a trouvé opportun de mettre sur pied la revue GNWT/GENOUT.

Elle sera en charge de la publication et de la diffusion du savoir, produit des recherches de cette communauté savante émergente sans en faire leur chasse gardée.  A son tour, cet intérêt exige le refus de la dépendance et de l’extraversion dans la mesure où elle donne désormais à nos chercheurs la possibilité de publier ici ou ailleurs, selon leur convenance. Cette revue voit le jour dans un environnement pluridisciplinaire où l’Egyptologie côtoie d’autres sciences historiques. Une rubrique varia est alors consacrée à la diffusion des articles inédits en rapport avec ces domaines de recherche. Tous ces savoirs doivent néanmoins avoir pour grille de lecture et fil conducteur les sources essentiellement endogènes pouvant contribuer à une meilleure lecture et compréhension du passé séculaire de l’Afrique noire.

Sommaire du volume

pp. : vii-xii Editorial
pp. : 13-31 Approche comparée des pratiques sportives à Kemet et dans l’Afrique subsaharienne contemporaine Mouhamadou Nissire Sarr et Yves Victor Ngono Le présent texte est un essai de comparaison de quelques pratiques sportives à Kemet et dans l’Afrique subsaharienne contemporaine. Sur la base de la présentation, de la description et du commentaire des documents iconographiques liés à la course, à la chasse, au saut, à la danse, à la lutte et au tir à l’arc, il s’agit d’enrichir la coappartenance, au même univers culturel, des deux sphères en étude. Il en ressort que l’histoire du sport devrait être réécrite en s’appuyant sur les plus anciennes attestations qu’offre l’égyptologie, avec l’Afrique comme berceau.
pp. : 33-55 Retour sur un emblème de pouvoir mal connu dans la culture africaine : le pagne à franges Michel Eone Ce travail apporte un éclairage sur la symbolique et la fonction du pagne dans ce milieu. Il s’agissait en fait de montrer si en dehors des aspects esthétique, vestimentaire et identitaire reconnus, le pagne à franges pourrait constituer un autre centre d’intérêt. Il ressort de cette réflexion qu’au-delà du rapprochement sémantique entre saanda bantu et chendjyt égyptien, le pagne égypto-africain à franges, incarnation du chien, animal des mystères, est indispensable dans l’exécution des rituels. Pour effectuer cette étude, nous avons eu recours à la collecte des données à travers des enquêtes et nous avons procédé à une recherche documentaire. La rédaction d’un travail scientifique en Histoire des civilisations convoque une approche analytique pluridisciplinaire. Aussi la linguistique et la philosophie interviennent-elles dans cette rédaction.
pp. : 57-74 Diplomacy and Peace-building in Pharaonic Egypt (New Kingdom) and the Kom fondom – North West Cameroon (XIX – XX centuries) Kuh Nelson Kimbi The practice of diplomacy was a key aspect in Negro-culture, be it in Pharaonic Egypt or the Kom Fondom in present North-West Cameroon. Historical evidence records outstanding diplomatic manifestations between neighbouring peoples and which played an important role in the search for sustainable peace between states. The question that this article seeks to answer is: how did the practice of diplomacy in Pharaonic Egypt and the Kom fondom serve as an instrument of peace-building? To answer this question, the practice of diplomacy manifested through the negotiation of treaties and the creation of alliances, initiation of inter-royal marriages, the exchange of correspondences and above all, gifts between states thereby promoting the reign of peace.
pp. : 75-104 Les sacs dans les us et les coutumes des peuples grassfields du Cameroun : l’exemple du sac de la succession chez les Ngemba (Nord-Ouest Cameroun) de la période précoloniale Ngum Madonna Chi Le sac dans la société ngemba de la période précoloniale est un objet chargé de symboles. Apparemment anodin, il joue des rôles importants dans la vie des Ngemba et lors de certaines cérémonies propres à ce peuple ; c’est le cas des cérémonies et autres faits liés à la succession. À l’observation et en voyant les uns et les autres le porter, on peut, si on n’est pas averti, être tenté de croire qu’il s’agit d’un simple accoutrement. Dans la réalité, le sac est nécessaire pendant les cérémonies de succession chez les peuples ngemba. Au regard de son importance, il est judicieux que l’on puisse s’y intéresser. Cette étude a pour objectif de mettre en exergue le rôle du sac ainsi que sa symbolique dans la succession en général, et plus précisément dans les charges qui sont celles du successeur.
pp. : 105-126 La médecine patrimoniale bamiléké à l’épreuve de la colonisation française : les ressorts d’un syncrétisme thérapeutique post-colonial (1922-2007) Gérard Ngandjou Komolo Au Cameroun, la santé est l’œuvre conjuguée des offres dites traditionnelles et biomédicales. Cette homéostasie résulte d’un profond choc ayant opposé les civilisations thérapeutiques locales et la biomédecine. À partir d’une approche transversale, nous avons collecté et confronté les différentes sources d’informations. Il découle des enquêtes que la pérennité de la médecine patrimoniale est l’essence d’une caution sociologique et d’un degré de résilience. Les mobiles entretenant l’antagonisme se résument à la sauvegarde de l’identité locale face à l’impérialisme thérapeutique étrangère. Les tradithérapeutes ont parfois opéré une mutation formelle déclinable sous le label de Médecine traditionnelle Améliorée (MTA).
pp. : 127-149 Perceiving Socio-Cultural Gender Gaps in Traditional Agriculture: the case of Cameroon Lucy Fonjong Udikoh Countries with natural resources like Canada advanced in technology and development as gender designs and implementations are facilitated to empower different stakeholders. The situation is not so in Africa and Cameroon in particular as human and natural resources are managed mostly by men. Raw materials like timber, rubber, and petroleum could have ameliorated development projects within the country and beyond if they were handled at the tertiary point. However, Cameroon and many African countries continue to live in famine, poverty, disease, little technology and several plights of underdevelopment. Although many women in Cameroon are involved with income-generating activities like farming, small trade, teaching or hairdressing, cultural norms compel a woman to seek the husbands’ opinion about having a job or not. So, the impact of women in development is currently gaining ground. Women in Cameroon have distinguished themselves by applying different talents through community development and networking with the available natural and human resources at their reach to contribute to nation-building. Participatory qualitative research, reviews, interviews, focus groups, freelisting and observations are pathway for our study to suggest sustainable results for the way forward. Consequently, the use of natural resources is grounded on knowledge that esteems the cultural features of the population of a given country by valuing culture and tradition within the social framework.
pp. : 151-167 Samuel-Martin Eno Belinga (l’homme multiple) et la mise en tourisme d’Akok-Benyat ou le rocher aux buffles à Mvangan dans la région du Sud Cameroun Christian Théophile Obama Belinga et Daniel Arnold Ebalé Nonobstant la densité de travaux scientifiques sur la genèse et la morphologie des rochers, ces massifs continuent de susciter à travers le monde la curiosité et la superstition des hommes en général et celles des touristes en particulier. Ces espaces qui ont servi de refuges solides et durables à l’homme, et qui demeurent des abris pour des animaux, sont aujourd’hui des attractions ou des sites touristiques importants, car ils contribuent sans doute à l’enjolivement des paysages de nombreuses destinations. Réalisée grâce à l’exploitation des sources orales et secondaires, cette étude montre comment Akok-Benyat ou le rocher aux buffles à Mvangan dans la région du Sud Cameroun a été mis en tourisme au début des années 1980 par Samuel-Martin Eno Belinga, élite de la localité. Il est précisément question de présenter l’initiateur de ce projet touristique, l’aménagement touristique proprement dit d’Akok-Benyat, et les raisons du fonctionnement éphémère de cet espace ambiant qui était pourtant promoteur. Il s’avère que la formation de géologue de Samuel-Martin Eno Belinga ainsi que sa volonté de contribuer au développement de Mvangan sont les principales raisons qui ont suscité la mise en tourisme d’Akok-Benyat. Cependant, ce projet touristique a été éphémère.
pp. : 169-185 Rites d’ensevelissement des morts en socioculture daba du Nord Cameroun (XXe-XXIe siècles) Mbirvi Appolinaire Taplalaye Cet article porte sur les rites d’ensevelissement des morts chez les Daba du Nord Cameroun. Ils se caractérisent non seulement par l’enveloppement des corps avec des peaux d’animaux, des vêtements, des tissus, des objets ornementaux, etc., mais aussi par l’inhumation dans les montagnes. Ils sont fondés sur les croyances aux ancêtres. Leurs objectifs sont de rendre les honneurs suprêmes aux morts et de surmonter la peur et la corruption du corps. Cependant, la mondialisation influence ces rites. Avec l’expansion des religions révélées, ils sont progressivement abandonnés et leur place dans la marche africaine vers la modernité est négligée.
pp. : 187-207 Optimisation du processus d’accès aux technologies en Côte d’Ivoire face aux barrières psychologiques Sibiri Yeo et Tahiri Annick Yamousso Cet article s’intéresse aux aspects psychologiques de l’accès aux technologies en Côte d’Ivoire. Il s’agit plus précisément des barrières psychologiques qui se traduisent en comportement de refus d’une technologie à un individu ou à un groupe d’individus. Ces barrières, n’éveillant très souvent pas de soupçon dans leurs manifestations, ne sont généralement pas prises en compte dans les analyses d’accès aux technologies. Pourtant, elles sont plus endiguantes que les barrières perceptibles à l’œil nu. Les technologies d’eau potable et d’électricité sont encore inaccessibles dans de nombreux quartiers d’Abidjan (Loukou, 2015) en dépit de nombreuses barrières levées à savoir économiques, financières, structurelles, infrastructurelles, techniques, etc. Cette situation, d’après Sen (2000, in Dictionnaire des auteurs en sciences économiques et sociales, 2003 : 283), n’est pas véritablement “ liée à un manque (…), mais plutôt à un déni ”. Les pratiques dissimulatoires ont fait leur intrusion dans le champ du transfert technologique vers les personnes rendues vulnérables par le changement climatique. Le recours à la théorie de l’inclusion sociale a permis d’appréhender ces pratiques. Pour optimiser le transfert technologique en Côte d’Ivoire, il nous faut amener les personnes impliquées à un changement de comportement. L’outil théorique déployé pour y parvenir est la communication engageante et persuasive des cibles.

Caractéristiques

ISSN : 2708-9142

Périodicité : un numéro par an

Prix :  5.000 F CFA (Zone CEMAC)

Pagination : 216 pages

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